4.1 - Figures du temps, projections de l’avenir. Récits, images, cultures (espace euro-méditerranéen. XVIIe-XXIe siècle)

Ce programme concerne l’étude des perceptions culturelles du temps principalement au regard des formes narratives, iconographiques, filmiques et numériques. Il questionne le statut du futur dans le passé et la place de l’histoire dans les sociétés actuelles par l’approche de ses usages publics. Cette notion, en phase avec l’irruption du phénomène mémoriel, vient qualifier l’appropriation et le recours au passé par des acteurs sociaux ou politiques – Régions, communes, partis, associations – pour répondre à des exigences individuelles et collectives au présent. Pour autant, il ne s’agit pas pour les historiens ou les géographes de remettre en question la légitimité de ces usages ou de tracer les manipulations ou falsifications de l’histoire mais bien de prendre la mesure de la diversités des modalités de gestion de passé et de comprendre la fonction assignée à l’histoire dans un contexte situé. Ce travail collectif s’inscrit également dans la volonté partagée de sortir du culte actuel de la nostalgie et de la crise contemporaine à se projeter dans le temps.

1. Figures du temps, écriture du futur 

Comment les hommes du passé voyaient-ils leur futur ? Comment appréhender les attitudes très variées que nos ancêtres ont pu avoir à l’égard de l’avenir et leurs efforts pour tenter de le prévoir ? Tenter de repérer ce que sera peut-être le futur à partir du passé et du présent, voire s’efforcer d’avoir sur lui une action, ne serait-ce que mémorielle (la postérité) est un enjeu qui n’a cessé de fasciner à travers les temps. Dans l’Europe moderne, selon le concept d’ « horizon d’attente » (R. Koselleck), se substitue à l’attente inquiète de la fin des temps, l’espérance d’un avenir à construire ici-bas. Cet axe de recherche analyse sur la longue durée diverses figures de l’avenir qui oscillent entre anticipations, projections, prospectives, craintes, espoirs et illusions. 
 

Publication collective : Les historiens et l’avenir. Comment les hommes du passé imaginaient leur futur, Régis Bertrand, Maryline Crivello, Jean-Marie Guillon (dir.), Le temps de l'histoire, PUP, 2014, 296 p. 

 

Valorisation :

Le temps des archives, Emmanuel Laurentin et Maryline Crivello, France Culture, Ina- MuCEM - http://www.mucem.org/fr/node/1766Ex-voto de Provence - Mur d'images, Bernard Cousin et Eric Carroll,  http://exvoto.mmsh.univ-aix.frEchelles des temps, Jean-Luc Arnaud et Daniel Cling, Exposition à la Villa Méditerranée http://www.villa-mediterranee.org/fr/echelles-des-temps

Cette exposition permanente de la Villa Méditerranée présente la formation de la Méditerranée – physique et politique - à travers plusieurs moments qui sont chacun caractérisé par une temporalité particulière. Depuis la formation géologique du bassin jusqu’au printemps arabe en passant par la constitution et la décadence des grands empires, cette exposition examine, suivant quatre échelles de temps différentes, les principales étapes de la construction géographique et politique de la Méditerranée d’aujourd’hui. Suivant un parcours chronologique, elle est organisée autour de quatre films documentaires : Du Bosphore au Léman – pour la formation politique de la période contemporaine ; Deux mille cinq cent ans – pour l’histoire des empires et des grandes puissances ;Ainsi la mer – pour rendre compte de la crise messénienne et Trois cent million d’années pour la formation géologique du bassin. Entre chaque film, un intermède livre quelques repères chronologiques au visiteur et l’invite à s’interroger sur les quelques de durée relative et la notion d’évènement. Les films ont été réalisés par D. Cling avec la collaboration de L. Escande et O. Bélier, professeurs à l’université d’Aix-Marseille. Jean-Luc Arnaud a assuré la coordination scientifique, il est aussi l’acteur principal des intermèdes et du second film.

« Echelles des temps », La Revue de la Villa Méditerranée, 1, p. 36-39. Version française 2012, version anglaise 2013. 14 nov. 2013. Interview de Marcel  Roncayolo en séance publique, festival Images de villes, Aix-en-Provence, Salle Méjanes. « Echelles des temps ». Participation à l’émission La tête au carré, Jean-Luc Arnaud, 20 janvier 2014 .http://www.franceinter.fr/emission-latac-la-sonde-rosetta-une-danse-pour-se-faire-manger-et-une-exposition-sur-la-mediterranee Participation à la conférence de presse « Echelles des temps », Villa Méditerranée, le 26 novembre 2013 ; diverses interviews : LCM, France 3, Mars Actu, 20 minutes, France info, Libération… Par exemple : http://www.marsactu.fr/culture-2013/echelles-des-temps-montrer-ce-qui-se-passe-au-sud-et-au-nord-de-la-mediterranee-32609.html

 

2. Le témoin à l’écran 


Une observation suivie des programmes télévisuels comme de ceux du grand écran semble montrer une inflation de la présence des témoins à l’écran. Il serait pourtant vain de se laisser abuser par une impression liée au temps immédiat. Cette inflation apparente et réelle des témoins dans les productions audiovisuelles leur donne une place éminente, accompagnant la prégnance de la mémoire et des phénomènes mémoriels des dernières décennies. Cette parole individuelle et audiovisuelle pour témoigner d'un vécu est devenu un mode d'expression qui serait, depuis, au coeur de notre société et du fonctionnement des médias. Le film, comme moyen de mise en récit, privilégie t-il des témoins qui se pensent "oubliés" ou contribuent-ils à un renforcement de l'histoire dite officielle? Le témoin comme « acteur scénographié » dans les productions audiovisuelles diffusées n’a en effet jamais vraiment été questionné pour son rôle dans la construction du récit historique et dans les représentations du passé qu’il contribue à générer au même titre que les réalisateurs concepteurs et producteurs de ces récits. Comment le témoin est-il filmé, de la mise en scène d'une relation de confiance à des formes de distanciation?

Cycles de trois rencontres dans le cadre de l’ANR ECRIN, en collaboration avec le LARHA et l’INA. 

Réalisation de courts-métrages « Je me souviens… de la Méditerranée », dans le cadre de Marseille-Provence 2013, en partenariat avec le SATIS,  ASTRAM, AMU, Aubagne. http://www.mp2013.fr/evenements/2013/02/je-me-souviens-de-la-mediterranee/ Dans le cadre des expositions et ateliers « Méditerranées » 

 A la manière de Georges Perec et structurés par l’anaphore « Je me souviens », quinze films de trois minutes chacun, tissent à l’écran les souvenirs d’hommes et de femmes, figures migratoires qui se sont déployées en Méditerranée. Ces récits que l’on pourrait croire sans importance, ces fragments de mémoire, éclairent par touches des trajectoires individuelles ou familiales qui participent d’une construction historique et territoriale. Les témoignages scénarisés sont autant d’expériences et de parcours de vie similaires qui, mis bout à bout, fabriquent un ouvrage cinématographique, un ouvrage narratif partagé de la région marseillaise. L’objectif a été de permettre la rencontre entre une démarche en sciences humaines, prenant la mesure du surgissement des questions mémorielles, et l’élaboration d’une écriture cinématographique. Dans le cadre de leur formation, des étudiants du Master SATIS, en collaboration avec des chercheurs de la MMSH, se sont ainsi appropriés des concepts des SHS pour produire des créations originales et transcender par l’image et le montage, des témoins devenus des personnages.

 

3. Numérique et mobilisation du passé en Méditerranée 

- Séminaire du LabexMed de la MMSH (2012-2014). Mobilisations et accessibilités du passé dans l’espace public méditerranéen. Les dispositifs numériques dans les processus patrimoniaux et les mises en scène muséographiques.

Ce projet est centré sur la manière dont des dispositifs numériques (applications interactives basées sur les technologies internet, images de synthèses « 3D » ou « 4D », webdocumentaire, murs interactifs, réalité augmentée, tablette tactile ou Smartphones, exposition numérique du patrimoine immatériel etc.) modifient la visibilité du patrimoine ainsi que les liens entre patrimoine et transmission (Poulot, Patrimoine et modernité, 2005). Il part du constat que l’élargissement dans ses définitions réglementaires de la notion de patrimoine, est désormais aussi travaillé par les usages des dispositifs numériques dans l’activité patrimoniale et les processus de patrimonialisation.

L’atelier numérique de l’Histoire et des mémoires des migrations en Méditerranée (2013-2015)

Le projet de recherche collaboratif « Atelier numérique de l’histoire et des mémoires des migrations en Méditerranée » est soutenu dans le cadre du groupement d’intérêt scientifique « Institutions patrimoniales et pratiques interculturelle », GIS IPAPIC, par le Ministère de la Culture et de la Communication, Département de la recherche, de l’enseignement supérieur et de la technologie. Il est fondé sur un partenariat entre l'association Ancrages, la Villa Méditerranée, l'UMR 7303 TELEMME et l'IIAC-UMR 8177 CNRS /EHESS.


En Méditerranée, le numérique émerge comme élément central dans la redéfinition de la dimension participative et de celle des territoires, ainsi que dans les formes d’expression et valorisation des mémoires, orientant les questionnements des acteurs. Souhaitant éclairer les stratégies numériques émergentes, ce projet de recherche collaboratif, mobilisant associations, laboratoires de recherche et institutions patrimoniales, réinterroge les impacts du numérique sur les pratiques de valorisation des mémoires de migrations en Méditerranée. Par la capacité de mise en réseau des lieux et des hommes, les technologies d’information et de communication constituent des outils indispensables aux stratégies de valorisation des savoirs sur les migrations. La mobilisation des usages numériques en vue de valoriser les mémoires des migrations réinterroge-elle le champ du patrimoine ? Quelles sont les formes de recherche et d’expériences collaboratives émergentes au service de la fabrique collective des mémoires ?

 

4. La place de l'histoire dans les sociétés contemporaines. Appropriation, diffusion, réception (Europe-Méditerranée, XIXe-XXe siècles) (2014-2015)

La problématique de la recherche valorise explicitement la dimension visuelle des recours au passé et se recentre sur deux thèmes: la figuration et la dramaturgie du passé. Une attention particulière sera portée au rôle des médiateurs (amateurs de reconstitutions, écrivains, artistes, cinéastes ou politiques). Le cadre de référence de ce projet est la Méditerranée, défini comme un champ d’entraînement au raisonnement historique, puisque son étude oblige à tenir compte de la localisation d’une très grande variété d’héritages du passé.

Rencontre internationale :

L'histoire dans l'espace public - Producteurs, pratiques, transmissions - Entre Atlantique et Méditerranée

Au MuCEM (Marseille) les  1, 2 & 3 octobre 2015

Les travaux menés sur les usages publics de l’histoire et sur le rapport social au temps (historicité), comme ceux conduits sur le rôle social de l’historien, ont connu un très fort développement depuis les années 1980, en lien notamment avec l’essor des thématiques mémorielles et patrimoniales. Si ce colloque tient compte de ces travaux et de ceux de la galaxie de la Public History américaine, qui entendait s’adresser à un large public, il se propose néanmoins d’adopter une approche non-normative des usages contemporains non-académiques de l’histoire, celle-ci étant entendue comme un récit validé visant à la compréhension de ce qui est advenu. Il s’agit d’observer et d’analyser  les nouvelles façons de produire ou d’expérimenter l’histoire, de parler de l’histoire ou de la mobiliser dans l’espace public. Ces pratiques qui ne relèvent pas du  champ académique sont en effet régies par d’autres contraintes et motivations que celles de la recherche. Elles se développent hors des murs de l’institution ; on peut faire l’hypothèse cependant qu’elles imprègnent la conscience historique des contemporains au point parfois de contribuer à la structurer. Dans cet esprit, il s’agit de s’intéresser non pas aux travaux historiens, mais aux différentes formes de recours à l’histoire par des acteurs sociaux, économiques ou politiques – régions, communes, partis, associations, entreprises, … – ou encore par les artistes, de même qu’aux aux modes d’appropriation du passé qui en résultent. En étudiant ces usages, l’idée n’est pas de remettre en question leur légitimité ou de traquer les falsifications ou les anachronismes éventuels, mais bien de prendre la mesure de la diversité des modalités d’élaboration du passé et d’apprécier la fonction assignée à l’histoire dans le contexte contemporain – dans sa singularité comme dans sa diversité. Les modalités très diverses du « faire de l’histoire » que nous voulons explorer en priorité ne ressortissent donc pas explicitement à la nébuleuse des contestations très médiatisées de l’histoire dite « officielle » ou aux dénonciations récurrentes des historiens professionnels. Même si ses acteurs entendent faire entendre une « autre » histoire, il s’agit plutôt de pratiques de l’histoire « d’à côté » qui ne se préoccupent pas vraiment ni des croisades idéologiques contre l’histoire « officielle » ni des tentations corporatistes qui peuvent affleurer à l’occasion chez certains historiens professionnels. Dans cet esprit, faire commerce de l’histoire relève de logiques de séduction ou de « spectacularisation » comme de logiques économiques – dont celles du tourisme – imbriquées dans des stratégies qui peuvent être aussi, parfois en même temps, à visée mémorielle ou identitaire de reconnaissance. Cependant, si le moment présent possède bien un certain nombre de traits singuliers dont rend compte l’importance des revendications mémorielles ou la porosité croissante de la frontière tracée à grand peine en Europe et dans le monde anglo-saxon à la fin du XIX siècle et plus récemment au Maghreb, entre professionnels de l’histoire et amateurs du passé, ces écritures et ces pratiques   contemporaines se déroulent néanmoins dans des conjonctures politiques et sociales nationales très différentes qui appellent une approche comparée. C’est dans cet esprit que nous avons choisi de privilégier trois espaces qui coexistent, se rencontrent, se chevauchent ou se confrontent : l’espace atlantique, l’espace européen et l’espace méditerranéen.

Organisateurs :

L’UMR 7303 Temps, Espaces, Langages, Europe Méridionnale-Méditerranée, Aix-Marseille, Université, CNRS (TELEMMe) ; l’Institut d’histoire du temps présent, UPR 301 du CNRS (IHTP) ; l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain, USR 3077, ministère des Affaires étrangères et européennes, ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique et CNRS (IRMC) et le Centre interuniversitaire d’études sur les lettres, les arts et les traditions à l’Université Laval (CÉLAT).

Ce colloque est organisé  en lien avec les travaux de l’axe 4.1. Figures du temps, projections de l’avenir de l’UMR TELEMMe et du programme ANR Histinéraires La fabrique de l’histoire telle qu’elle se raconte. Il bénéficie d’ores et déjà de partenariats avec le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MuCEM), le centre de recherche Civilisations et Identités Culturelles Comparées  de l’Université de Cergy-Pontoise (CICC), l’IMéRA, le LabexMed et la Casa de Velasquez.

 

Partenaire étranger :

Nom de l’institution : Institut de Recherches Historiques / Fondation Nationale de la Recherche Scientifique

Pays : Grèce

Liens vers le site web de l’institution :

http://www.eie.gr/nhrf/institutes/ihr/index-en_IHR.html

http://www.eie.gr/index-en.html

 

Description de l’institution :

L’IRH est le résultat de la fusion, en 2012, des trois Instituts de recherche en sciences humaines de la FNRS, les insitutions de recherche en sciences humaines les plus anciennes en Grèce. Ces trois Instituts aujourd’hui constituent les trois Sections de l’IRH: la Section des Antiquités Grecques et Romaines (http://www.eie.gr/nhrf/institutes/igra/index-en.html), la Section de Recherches Byzantines (http://www.eie.gr/nhrf/institutes/ibr/index-en.html) et la Section de Recherches Néohelléniques (http://www.eie.gr/nhrf/institutes/inr/index-en.html). Les objectifs de recherche de l’IRH portent sur l’histoire politique, économique et culturelle des Grecs de l’antiquité à nos jours et plus particulièrement sur (i) l’art et l’idéologie, la technologie, l’économie et la mobilité sociale pendant l’antiquité, (ii) l’histoire et la culture de Byzance en relation avec l’Europe médiévale, les Balkans et la Méditerranée de l’Est, (iii) l’histoire de l’hellénisme moderne (15e-20e s.), principalement fondée sur des sources primaires : étude de la culture, des institutions, idéologies, littérature et art, études ottomanes, démographie, géographie historique, histoire économique et des entreprises, histoire politique moderne.

 

 

 

-------------- English version

 

TELEMME – Axis 4 Group 1

 

Figures of time, projections of the future: Stories, images, cultures (Euro-Mediterranean space, 17th-21st centuries) siècle

This programme studies cultural perceptions of time mainly through analysis of narratives, iconography, films and electronic resources. It questions the past representations of the future and the place of history in today’s society by examining how they are used in public manifestations. This concept, together with new interest in memorial projects, allows us to focus on the appropriation of the past by social and political actors – regions, communities, political parties, associations – in response to current individual and collective demand. Nevertheless, for historians, the issue is not to re-question of the legitimacy of such uses or analyze ways in which history is manipulated or falsified, but rather to understand the many ways in which the past is handled and the role allocated to history in specific contexts. Our collective research emanates from a shared desire to step outside the current fascination for nostalgia and difficulties in looking at the future.

1. Figures of time, writing the future (2012-2014)

How did people in the past see the future? How should we interpret our ancestors’ very diverse attitudes to the future and their attempts to visualize their own future? Trying to identify, or indeed to control, what form the future might take based on past and present experiences, if only from the perspective of ‘memory’ (posterity), has fascinated people since the beginning of Time. In modern Europe, according to R. Koselleck’s ‘horizon of aspiration’, worries about the End of Time were replaced by hopes about building a future ‘in the here and now’. This research project takes a long-term approach to analyzing images of the future that include anticipation, projection, prospects, fears, hopes and illusions. 

. Les historiens et l’avenir. Comment les hommes du passé imaginaient leur futur, Régis Bertrand, Maryline Crivello, Jean-Marie Guillon (eds), PUP, 2014.

. Echelles des temps, Jean-Luc Arnaud and Daniel Cling, Exhibition at Villa Méditerranée, Marseilles http://www.villa-mediterranee.org/fr/echelles-des-temps

2. Witnesses on Screen (2012-2014)

Close observation of television programmes and films seems to indicate a greater presence of witnesses on our screens. However, it is futile to allow ourselves to be abused by impressions based uniquely on our immediate timeframe. An apparent or real increase in the number of witnesses in audio-visual productions seems to place them in a pre-eminent position, echoed by memory and memorial phenomena in recent decades. Individual and audio-visual analysis from witnessing a lived reality has become a form of expression that is becoming central to today’s society and to the way the media operates. Does cinema, as a vehicle for telling stories, focus more on witnesses who believe that they have been ‘forgotten’ or does it contribute to reinforcing ‘official’ history? In fact, the presence of witnesses as ‘scripted actors’ in audio-visual productions has never been challenged in terms of their contribution to the construction of history and representations of the past on the same way as that of directors and producers of such historical presentations. How are witnesses filmed in order to depict a relationship of trust or of techniques in order to create distance?

Series of three meetings as part of the ANR research programme ECRIN (2011-2014), in collaboration with LARHA and the Institut national de l’audio-visual (INA). Publication of a collective volume in Sociétés et représentations (Presses de la Sorbonne, 2015)

3. Digitalization and mobilization of the past in the Mediterranean (2013-2015)

- MMSH LabexMed Seminar (2012-2014). Mobilizations of, and access to, the past in the Mediterranean pubic space. Digital technologies in patrimonization and museum animation activities.

This project focuses on the way in which electronic systems (interactive applications based on Internet technologies, 3D and 4D synthesized images, web documentaries, interactive walls; augmented reality, tactile tablet and Smartphones, digital exhibitions of immaterial patrimony, etc.) modify the visibility of heritage and the links between heritage and transmission (Poulot, Patrimoine et modernité, 2005). As its starting point, it concentrates on extending regulatory definitions of heritage to cover use of digital technologies in heritage activities and development of patrimony.

The Digital History Workshop and Migration Memories in the Mediterranean (2013-2015)

In the Mediterranean, digital technologies have emerged as a key element in the redefinition of participation and of territories, together with forms of expression and valorization of memory, and have thus orientated the questions posed by actors. In order to shed light on emerging digital strategies, this research project re-questions the impact of electronic resources on practices valorizing memories of migration in the Mediterranean in collaboration with associations, research laboratories and heritage institutions. 

This project obtained funding from the Ministry of Culture through its 2013 call for research projects on the theme of Intercultural Practices in Heritage Institutions).

Scientific Committee: Ancrages (coordinator, Marseilles), Villa Méditerranée (Marseilles), UMR TELEMME (Aix-en-Provence), IIAC (Paris).

http://ancrages.org/chantiers-recherches/atelier-numerique-histoire-memoires-migrations-mediterranee/

 4. The role of history in contemporary societies. Appropriation, dissemination, reception (Europe-Mediterranean, 19th-20th centuries) (2014-2015)

The questions posed in this research focus explicitly on visual aspects of examining the past and concentrates on two themes: figuration and dramatization of the past. In particular, we will look into the role of mediators (persons involved in historical reconstitutions, including writers, performers, film-makers, and politicians). The geographical focus for this project is the Mediterranean as an area for training in historical analysis, given its very wide and diverse historical heritage.

International conference at the Museum of European and Mediterranean Civilizations (MuCEM) in October 2015 as part of the ANR programme HISTINERAIRES (2014-2018), in partnership with IMéRA, FNRS (Greece) and IRMC (Tunis).

 

 

Activités

 

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