ECRIN [ANR], " Écrans et inégalités. Les « Arabes » dans les médias français de 1962 à nos jours"
Coordination :
Maryline Crivello

Écrans et Inégalités (ECRIN) Les « Arabes » dans les médias français de 1962 à nos jours

Sous la responsabilité d'Yvan Gastaud et de Julien Gaernert (URMIS)

Partenaires TELEMME : Axe 3. Groupe 1 et Axe 4. Groupe 1 (Maryline Crivello, Stéphane Mourlane, Céline Régnard, Sophie Gebeil)

Carnet de recherches : http://ecrin.hypotheses.org

À l’heure où des politiques de réduction des inégalités liées aux origines sont implantées en France et dans une Europe dont les principaux pays membres clament l’échec du multiculturalisme, les sciences humaines et sociales disposent de peu de travaux de référence dans le domaine des inégalités médiatiques et de leurs effets. Pourtant, depuis cinq décennies marquées par l’accélération de la production, de la diffusion et de la consommation des images animées d’une part, et la récurrence de la « question de l’immigration » d’autre part, les problèmes sociaux et politiques engendrés par cette métamorphose de la société française sont omniprésents. Si promouvoir « l’égalité des chances » apparaît comme une antienne depuis quelques années dans tous les secteurs de la société française, force est de constater que cet idéal égalitaire qui consisterait à ne plus remarquer le caractère flagrant de certains déséquilibres ne se concrétise pas à l’écran. Dès lors, la question des inégalités dans les représentations devient un enjeu majeur dans une France plurielle, mettant à mal l’idéal du « vivre-ensemble ». L’inégalité dans la représentation des « Arabes » - ici entendue comme une forme de discrimination naturalisée à l’écran -, prend sa source dans différentes séquences historiques. Son expression dans le traitement médiatique et son impact dans l’imaginaire national ne seraient-ils pas à l’origine d’autres inégalités formalisées dans le monde du travail, dans la politique ou d’autres domaines de la vie sociale et culturelle ? Cette question, sans être la problématique du projet mais son hypothèse scientifique, est justiciable d’une analyse tenant compte du postulat suivant : les images animées produisent des formes de lien social et sont des outils privilégiés pour l’observation de l’histoire récente de la société française.

Revue Migrations et Société en partenariat avec l’ANR EcrIn (mars 2014)

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Mémoires des migrations et usages du numérique


Projet de « L’atelier numérique de l’histoire et des mémoires des migrations en Méditerranée » soutenu par le GIS IPAPIC, dans le cadre de l’appel à projets de recherches 2013 Pratiques interculturelles dans les institutions patrimoniales du Ministère de la Culture. ce projet offre l’occasion d’approfondir nos connaissances sur les usages et les pratiques numériques. Il s’agit, à travers le champ des études migratoires, de questionner les enjeux épistémologiques et sociaux liés à la généralisation du recours au numérique. Ce premier séminaire se propose de revenir sur les usages du numérique dans les projets de recherche liés aux mémoires migrantes à l’échelle de la MMSH.

Le 7 avril 2014, 14h-17h, Salle Paul-Albert Février, MMSH – Aix-en-Provence

Maryline Crivello, UMR TELEMME, CNRS-AMU : Introduction

les mémoires des migrations

Stéphane Mourlane, UMR TELEMME, CNRS-AMU: Les mémoires de l’immigration, objet d’histoire

Le numérique et le champ des migrations

Sophie Gebeil, UMR TELEMME, CNRS-AMU : L’internet et le renouvellement des études migratoires

Véronique Ginouvès, Phonothèque de la MMSH, CNRS-AMU : Histoires de migrants : le fonds sonore de la phonothèque de la MMSH

Projets audiovisuels et numériques

Jacques Sapiéga, SATIS, CNRS-AMU : « Je me souviens… de la Méditerranée » (MP13, SATIS, TELEMME, CNRS-AMU)

Marie-Christine Hélias, INA-Méditerranée (Sous réserve): « Med-Mem, Mémoires méditerranéennes » (INA –Euromed-Heritage IV), la question des migrations

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Ecriture de l’histoire et mobilisation des mémoires sur le web (France-Méditerranée). Acteurs et témoins

Les 10 et 11 décembre 2013 

Introduction

Le phénomène mémoriel en question(s), Maryline Crivello (AMU – TELEMME – CNRS) et Sophie Gebeil (Doctorante AMU – TELEMME – CNRS)

Conférence de Philippe Joutard (EHESS) : Histoire et mémoires, conflits et alliance

Aujourd’hui, il est partout question de commémoration, de devoir ou d’abus de mémoire. Rapport personnel, affectif au passé, la mémoire semble avoir tout envahi. Culturelle, historique, religieuse, artistique, elle peut se montrer exclusive et intolérante, nuire au vivre-ensemble. Mais elle est aussi capable de susciter la résistance à l’oppression, de sauver une culture, une minorité, d’assurer la cohésion d’un groupe, d’une société, d’une nation. Autre rapport au passé, à vocation universelle cette fois, l’histoire se tient à distance. Fruit de la rationalité, elle cherche modestement et obstinément une parcelle de vérité. Tout semble donc opposer histoire et mémoires ; les conflits se sont d’ailleurs multipliés, surtout en France. Le pari de l’auteur est pourtant d’en affirmer l’indispensable alliance et d’en proposer les conditions. Les mémoires ont déjà transformé les livres d’histoire, offrant à l’événement et à la biographie une nouvelle jeunesse. Ainsi l’histoire orale a-t-elle donné à comprendre, de l’intérieur, les invisibles, restés à l’écart de l’écriture. Les mémoires obligent les historiens à questionner leur métier, leur fournissent de nouveaux objets d’étude et la possibilité de saisir une réalité jusque-là inaccessible. En contrepartie, l’histoire demeure le seul moyen d’apaiser les mémoires blessées, de permettre aux mémoires concurrentes de cohabiter. La meilleure manière de vaincre l’oubli et de se prémunir des excès mémoriels.
Discutants : Anne – Marie Granet (MSH Alpes), Andrea Brazzodurro (post-doctorant LABEXMED – AMU – TELEMME – CNRS), Véronique Ginouvès (MMSH, Phonothèque, USR3125)

 

La recherche historique et le numérique : un tournant épistémologique ?
Présidente de séance : Maryline Crivello (AMU – TELEMME – CNRS)

Pierre Mounier (CLEO / AMU – EHESS – CNRS – Université d’Avignon) : Les historiens et le numérique : une relation singulière et multiple
La plupart des récits retraçant le développement des humanités numériques mettent en valeur le rôle que les disciplines littéraires et plus largement les sciences du texte ont joué dans ce développement, avec, en particulier, la philologie, la linguistique de corpus, la lexicométrie. Pourtant, les disciplines historiques ont mobilisé elles aussi depuis très longtemps des moyens informatiques au coeur de l’activité de recherche. Si la figure de l’”historien programmeur” proposée par Emmanuel Le Roy Ladurie fait quasiment office d’origine mythique, l’appropriation par les historiens du numérique prend aujourd’hui des formes multiples et extrêmement riches. Quatre thématiques se dégagent : 1. La construction d’archives numériques ; 2. La mobilisation de grandes masses de données historiques (data driven history) ; 3. L’utilisation intensive de médias sociaux (historyblogosphere) ; 4. Le développement de nouvelles relations entre pratiques professionnelles et amateures de l’histoire (public history).

Claude Mussou (INA- Dépôt Légal) et Louise Merzeau (Maître de conférences HDR en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Codirectrice du département Infocom • Responsable de l’axe Traçabilité, mémoires et identités numériques au laboratoire Dicen-IDF) : Le web archivé, nouvelles sources pour l’historien
Au fur et à mesure de l’évolution des techniques d’enregistrement mémoriel, le périmètre des sources pour l’histoire n’a cessé de s’étendre. Aujourd’hui de nombreuses institutions patrimoniales ont entrepris de collecter et conserver les contenus issus du web. S’agit-il d’un tournant épistémologique majeur tant pour l’archiviste que pour l’historien ? Cette présentation se propose de cerner le contexte et les modalités d’archivage du web dans le cadre du Dépôt Légal, de s’interroger sur les questions de continuité ou rupture des pratiques, notamment à partir des études de cas et problématiques abordées dans le cadre des ateliers de recherche méthodologiques mis en place à l’Ina. En particulier, on reviendra sur la manière dont usages et représentations du Web peuvent être (re)conditionnés par la visée de l’archivage et la mise en place d’outils.

Mercredi 11 décembre
Histoires et mémoires d’Algérie dans “l’espace public” numérique
Présidente : Karima Dirèche (IRMC – CNRS). En présence de Chloé Rondeleux (Journaliste Maghreb Emergent)

Sophie Gebeil (Doctorante AMU – TELEMME – CNRS) : Les mémoires de l’immigration maghrébine sur le web français (1996-2013)
Malgré les tentatives institutionnelles telles que l’ouverture de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration en 2007, les mémoires de l’immigration maghrébine n’ont pas véritablement intégré le récit collectif national. La démocratisation de l’internet grâce au développement du web dans les années 1990, constitue un nouveau terrain d’expression pour des mémoires perçues comme délaissées. Dans le même temps, le recours aux commémorations comme ce fut le cas en 2012 lors du cinquantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, rappelle l’importance de la mémoire dans le rapport qu’entretient la nation avec son passé. A partir des formes d’expressions mémorielles spécifiques au web, il s’agit de comprendre comment les mémoires de l’immigration maghrébine sont mises en visibilité sur ce nouveau média. Ces dispositifs mémoriels impliquent une analyse des acteurs et de leurs stratégies de valorisation de la mémoire, en ligne mais aussi dans le champ social. Compte-tenu de l’accessibilité des outils de publication, le web pose la question de la réappropriation de ces mémoires par les immigrés et leurs descendants. Enfin, la pluralité des mémoires exprimées dans ces dispositifs implique une interrogation sur les revendications qui y sont associées et sur l’impact de ces nouveaux modes d’action en ligne dans l’espace public.

Carole Filiu (Journaliste Réalisatrice) et Ferhat Mouhali (Réalisateur) : Présentation du webdocumentaire Fatéa et du projet de documentaire Ne nous racontez pas d’histoires ! Fatea
Fatea (Femmes au travail en Algérie) est un webdocumentaire qui propose un voyage en Algérie, à la rencontre de neuf femmes qui travaillent. Il leur donne la parole et offre à l’internaute la possibilité d’entrer dans leur quotidien. Chacune d’entre elles propose son regard sur son travail et la société qui l’entoure. Elles expriment leurs espoirs et désirs de changement d’un État en crise. Le webdocumentaire Fatea est disponible en ligne à l’adresse : http://fatea.tv5monde.com Ne nous racontez plus d’histoires ! Elle est Française, il est Algérien. Toute leur enfance a été bercée par la guerre d’Algérie. Souvenirs traumatisants d’un départ forcé pour la journaliste fille de pieds-noirs, récit mythifié d’une indépendance glorieuse pour le réalisateur militant des droits de l’Homme ; chacun a eu droit à sa version de l’Histoire. Soixante ans après la déclaration de la guerre, le 1er novembre 1954, c’est au fil des voyages et des rencontres de chaque côté de la Méditerranée qu’ils retracent une histoire plus apaisée de ce conflit. Loin de l’historiographie officielle, ils rencontrent des témoins aux discours volontairement oubliés, des historiens qui se battent contre la guerre des mémoires pour faire entendre une vérité qui agace. Un chemin qui les mène vers la remise en question de leur passé, la réponse à leurs incertitudes et une meilleure compréhension de l’Autre.
Olivier Lambert (journaliste, auteur-réalisateur, chef d’entreprise Lumento) : Présentation du webdocumentaire La nuit oubliée – 17 octobre 1961 (O. Lambert, Thomas Salva)
Le 17 octobre 1961 est un moment oublié de l’histoire de France. Longtemps, les atrocités commises pendant cette manifestation d’Algériens ont été passées sous silence par le gouvernement et les médias français. Aujourd’hui, on sait maintenant beaucoup sur la barbarie des forces de police de Paris : au moins 200 Algériens jetés à la Seine, 11 500 arrestations mais aussi des centaines d’internements et de tortures. Cinquante ans après ce massacre tragique, revenir sur cet événement en utilisant les possibilités multimédia permet de reconstruire une parcelle de notre mémoire collective française jusqu’alors volontairement transformée, effacée et ignorée. Cinquante ans après ce massacre tragique, revenir sur cet événement en utilisant les possibilités multimédia permet de reconstruire une parcelle de notre mémoire collective française jusqu’alors volontairement transformée, effacée et ignorée. Le webdocumentaire est disponible en ligne.

 

Après-midi (14h-17h)
L’éditorialisation numérique de la recherche : projets et expériences

Président de séance : Alain Battegay (AMU – LAMES – CNRS)
Bernard Cousin (AMU – TELEMME – CNRS), Gisèle Seimandi (MMSH, Édition, USR3125)
La collection éditoriale “La page et l’écran”. Avec les pèlerins de la Mecque de Laurent Escande
La collection “La page et l’écran”, coéditée par la MMSH et les PUP, regroupe des travaux et des documents concernant l’espace méditerranéen, dans le domaine des sciences humaines et sociales. C’est une démarche éditoriale innovante (en lien avec le Recueil d’articles électroniques) qui associe à chaque livre en édition papier des annexes numériques (textes, documents iconographiques, notes…) gratuitement accessibles en ligne. Le premier volume Avec les pèlerins de la Mecque, est le récit du voyage que fit en 1908 le docteur Carbonell avec les pèlerins, édité par Laurent Escande. Les annexes numériques sont consultables en ligne à l’adresse http://books.openedition.org/pup/1936

Marianne Charbonnier (Doctorante, AMU – ASTRAM) : Webdocumentaire autour de « Je me souviens… de la Méditerranée ». Webdocumentaire mémoriel et historique tentative de théorisation et conceptualisation.
Le Webdocumentaire encore récent dans le paysage audiovisuel français est en pleine explosion. S’il est devenu objet courant dans le monde professionnel journalistique et audiovisuel, il reste encore en friche dans le domaine de la recherche. Que peut-on conceptualiser d’un Webdocumentaire ? Qu’est-ce que l’interactivité apporte ? Quelles nouvelles mises en scène ? Et surtout qu’est ce que cela raconte ? Voici quelques-unes des questions qui suivent mes recherches autour de ce dispositif. Plus encore, il s’agit de se pencher sur les webdocumentaires à teneur historique ou mémoriel, on constate qu’il se tisse alors des relations étroites entre expositions virtuelles et webdocumentaires. C’est grâce à un cas pratique et concret articulé autour du projet « Je me souviens…de la Méditerranée »- issu d’une collaboration ASTRAM, TELEMME- que certaines pistes théoriques voient le jour. Aborder le webdocumentaire et la recherche en sciences humaines c’est ouvrir un vaste champ des possibles, vers des œuvres ouvertes et en mouvement (Eco) jouées par un spectateur-interprète. Les « Je me souviens… de la Méditerranée » sont disponible en ligne à l’adresse : http://www.medmem.eu/fr/collection/22

Eric Carroll (AMU – TELEMME – CNRS), Emmanuelle Chapron (AMU – TELEMME – CNRS) : Un outil pour l’édition électronique et la modélisation des écritures savantes. La correspondance et les papiers de Jean-François Séguier (1703-1784).
Le développement des outils numériques a ouvert des perspectives nouvelles au travail d’édition scientifique des correspondances savantes. L’outil qui sera présenté s’appuie sur celle du savant nîmois Jean-François Séguier (1703-1784), de 3 à 4000 lettres. La base de données relationnelles qui a été élaborée modélise l’échange épistolaire dans ses différentes dimensions, décrivant la lettre comme un objet de papier, le lieu de l’échange matériel et intellectuel et l’élément d’un circuit de communication plus vaste. L’intérêt pour la matérialité des échanges savants a conduit à intégrer systématiquement les images des lettres à côté de leur édition scientifique. L’exploitation doit permettre de mettre en évidence la configuration et la dynamique des « collèges invisibles » auquel participe Séguier dans son travail d’épigraphiste ou de botaniste. A terme, il s’agit de réinscrire la correspondance dans l’ensemble de la production écrite du savant (ego-documents, carnets de voyage, notes de travail, catalogue autographe de la bibliothèque ou des collections) pour éclairer le fonctionnement de son « système graphique ».

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Migrants dans le cinéma en Europe (années 1980-2000)

L’UMR TELEMME (Aix Marseille Université – CNRS) organise le 18 juin une journée dans le cadre de la Recherche et la Cité, à l’attention d’un large public, à la Cité du livre à Aix-en-Provence, intitulée : Migrants dans le cinéma en Europe (années 1980-2000)

Si le cinéma « vaut par ce dont il témoigne » (Marc Ferro), il est un point d’observation du phénomène migratoire qui, à la fin du XXe siècle, préoccupe nombre de pays d’Europe. Il met en scène des situations et des itinéraires à confronter à des réalités sociales, en questionnant un rapport commun à l’altérité fondé sur des préjugés et des enjeux nationaux plus spécifiques.

Cette rencontre est organisée en partenariat avec l’Institut de l’Image et la Cité du Livre.

Cité du livre, 10 Rue des Allumettes – 13100 Aix-en-Provence- 04 42 26 81 82

http://www.institut-image.org ; http://www.citedulivre-aix.com/citedulivre/

9h 30 Ouverture : Sabine Putorti (Institut de l’Image) et Maryline Crivello (UMR Telemme)

Introduction : Stéphane Mourlane et Virginie Baby-Collin (UMR Telemme)

10h -12h30

Présidence : Maryline Crivello (UMR Telemme)

Ipec Celik (Université Bilkent) : Minorités turques et mélodrame allemand au travers “Head on” (2004)
Stéphane Sawas (INALCO) : Immigration et altérité en Grèce dans le cinéma de Constantin Giannaris
Serge Weber (Université Paris-est Marne-la-Vallée) : Immigration et changement social dans le cinéma italien : le corps au premier plan
14h-17h

Présidence : Yvan Gastaut (Université de Nice)

Luis Calvo Salgado (Université de Zurich) : L’émigration espagnole en Suisse dans le film “Un franco, catorce pesetas” (2006)
Ed Naylor (Université de Londres) : “My Beautiful Launderette (1985)”: aborder l’immigration pendant les années Thatcher
Laure Teulières (Université de Toulouse), Francesca Bozzano (Cinémathèque de Toulouse) : « Étrangers d’ici » : l’immigration dans les collections de la cinémathèque de Toulouse.
19h 30 Projection du film Bye-Bye (Karim Dridi, 1995) suivie d’une rencontre avec Karim Dridi animée par Julien Gaertner (URMIS Nice)

 

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L’immigration en France sur les écrans depuis les années 1960
18 février (MMSH, salle Paul-Albert Février) une journée d’études rectorat.

Les cinq dernières décennies sont marquées à la fois par l’omniprésence de la « question de l’immigration » dans l’opinion publique et par la montée en puissance de la « culture d’écran ». Dans ces conditions, il convient d’examiner les formes d’assignation et de discrimination véhiculées par les médias audiovisuels au sein d’une société française qui peine à prendre la mesure de sa pluralité.

9h30-12h

Maryline Crivello (directrice de l’UMR Telemme) et Stéphane Mourlane (Telemme) : présentation de la journée

Alec Hargreaves (Florida State University) : ” La diversité au petit écran : entre catégorisation et stigmatisation”

Yvan Gastaut (Université de Nice) : « L’émission Les dossiers de l’écran et l’immigration 1970-1987 »

13h30-16h

Projection du film-documentaire Nouvelle vague. Quand le cinéma prend des couleurs suivie d’une discussion animée par Julien Gaertner (URMIS).

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Témoin « migrant », témoin « arabe » à l’écran

Marseille /Aix-en-Provence, 19-20 novembre 2012. Voir le programme.

19 novembre 2013/ INA MEDITERRANEE

 

Atelier méthodologique – Sources et outils

9h30 accueil

10h-12h : les ressources de l’INA

Modération : Marylin Crivello (Aix Marseille Université-UMR Telemme)

Marie-Christine Helias (INA) : La constitution des fonds de l’INA
Mireille Maurice (INA) : Le projet Medmem
Claude Mussou (INA) : Le dépôt légal du Web
12h-14h Déjeuner

14h-16h : Témoins et sources

Modération : Yvan Gastaut (Université de Nice-URMIS)

Samia Chabani (Association Ancrages, Marseille) : Le témoignage, source complémentaire d’archives sur l’histoire locale des immigrations
Sarah Clément (Association Génériques, Paris) : Les sources audiovisuelles du catalogue Odysseo
Jacques Sapiega (Aix-Marseille Université-SATIS) « Je me souviens… de la Méditerranée »
16h30-18h Réunion des membres et partenaires de l’ANR ECRIN

 

20 novembre 2012

Maison méditerranéenne des Sciences de l’Homme, Aix-en-Provence

Salle Paul-Albert Février

Construction du témoignage, scénographie du témoin

 

9h accueil

9h30-12h30

Maryline Crivello (Aix Marseille Université-UMR Telemme) /Anne-Marie Granet-Abisset (Université de Grenoble-UMR Larhra) : Introduction

Modération : Stéphane Mourlane (Aix Marseille Université-UMR Telemme)

Maryline Crivello (Aix Marseille Université-UMR Telemme) : « Faire face ». Entre témoignage et psychodrame sur le racisme (septembre 1961)
Yvan Gastaut (Université de Nice-URMIS) : Paroles d’”Arabes” et d’immigrés à une heure de grande écoute : le cas des « Dossiers de l’Ecran » : (1970-1987)
Evelyne Cohen (Université de Lyon-UMR Larhra) : « La Mal Vie » de Daniel Karlin: à propos de l’enquête et du documentaire sur la vie personnelle de travailleurs immigrés entre France et Algérie (novembre 1978)
Eve Givois (Université Paris I) : A la frontière : premiers pas de migrants à l’écran. Étude des représentations audiovisuelles de migrants ibériques témoignant au passage de la frontière franco-espagnole, 1945-1974
12h30-14h déjeuner

14h-16h30

Modération : Céline Regnard (Aix Marseille Université-UMR Telemme)

Edouard Mills-Affif (Université Paris VII) : “témoins musulmans” dans les documentaires télévisés sur l’islam de France
Julien Gaertner (URMIS) : Les émeutes de 2005 et leurs témoins dans les journaux télévisés
Sophie Gebeil (Aix Marseille Université-UMR Telemme) : Témoigner en ligne. Les témoins d’origine maghrébine dans les contenus audiovisuels des archives du Web.

 

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