Christophe Regina
Chercheur associé - certifié classe normale
christopheregina[at]gmail.com
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Discipline
Histoire Moderne - France (Provence - Marseille - XVIIIe siècle - Ancien Régime)
Italie - XVIIIe siècle
Histoire du genre / Gender studies
Champs de recherche
- Histoire des femmes (XVIIIe siècle France-Italie) et du Genre.
- Histoire de la violence (époque moderne).
- Histoire de la famille (XVIIe - XIXe).
- Histoire du droit criminel français d'Ancien Régime.
- Sociabilité urbaine et Lumières à Marseille.
- Histoire de la criminalité (France-Italie).
- Factums judiciaires.
- La production de l'archive judiciaire : rôles des greffiers, liens entre justice et littérature.
Cursus
2002 Licence d'Histoire à l'Université de Provence.
2003 Maîtrise d'histoire moderne à l'Université de Provence sous la direction de Martine Lapied " Société, moeurs et Justice. Être une catin au siècle des Lumières. L'exemple d'Aix-en-Provence (1700-1787). Mention TB.
2005 CAPES d'Histoire-Géographie.
2007 Master II Recherche à l'Université de Provence sous la direction de Martine Lapied, " Être une furie au siècle des Lumières. Les expressions de la conflictualité et des violences féminines devant la Sénéchaussée de Marseille (1750-1787)". Mention TB.
2012 Doctorat d'histoire moderne, mention très honorable avec les félicitations du jury à l'unanimité, soutenu à Aix-Marseille Université (AMU), Femmes, violence(s) et société, face au tribunal de la sénéchaussée de Marseille (1750-1789).
Jury sous la présidence d'Arlette Farge (Directrice de recherches CNRS émérite, EHESS-CRH).
Martine Lapied (Professeur émérite, directrice Aix-Marseille Université - TELEMME).
Gilbert Buti (Professeur, co-directeur Aix-Marseille-Université, TELEMME).
Simona Cerutti (Directrice de recherches EHESS-CRH).
Jacques Guilhaumou (Directeur de recherches CNRS Laboratoire Triangle ENS Lyon).
2013 : Qualifié aux fonctions de Maître de conférence (section 22)
EDUCATION
2012 Ph. D – Aix-Marseille Université, Mention très honorable avec les félicitations du jury à l’unanimité (unanimously awarded with Highest Honors)
2007 MA 2 – Aix-Marseille Université with High Honors
2005 CAPES ( French secondary school teaching diploma in history and geography)
2003 MA 1 – Aix-Marseille Université with High Honors, Société, mœurs et Justice. Être une
catin au siècle des Lumières. L’exemple d’Aix-en-Provence 1700-1787 (Society, mores and justice. Being a prostitute in the Enlightenment. The example of Aix en Provence 1700-1787)
2002 B.A. in History – Aix-Marseille Universite
Sujet de thèse
Résumé
Les expressions de la conflictualité féminine à Marseille au siècle des Lumières. Sous la direction de Martine Lapied et de Gilbert Buti. La conflictualité féminine sous l’Ancien Régime demeure à l’heure actuelle un vaste champ d’analyse, relativement peu investi par les chercheurs. En effet, les travaux consacrés aux violences féminines sont particulièrement sensibles aux violences dont les femmes font l’objet au détriment d’une reconnaissance à ces dernières du libre exercice de la violence. Les femmes sont ipso facto associées aux victimes et rarement aux actrices de cette conflictualité. Il s’agira d’étudier de façon plus générale ces femmes violentes, mais également les témoins qui constituent, par leurs dépositions, l’un des moteurs de la connaissance de ces femmes. Mais nos travaux sur les femmes ne sauraient évacuer, loin de là, le reste de la société d’Ancien Régime, et en premier lieu les hommes. Travailler sur les femmes violentes, c’est de fait étudier les gens de Marseille qui, dans l’obédience des procédures judiciaires mises en marche par les violences féminines, retrouvent une histoire, qui se donne enfin à voir à l’Histoire. Dès lors, la justice devient un instrument de connaissance et d’étude des catégories populaires marseillaises, considérées au travers de l’autre prisme, non plus uniquement celui des hommes, mais aussi celui des femmes. Les violences féminines révélées et exacerbées par la Révolution Française notamment, temps catalyseur des mécontentements mais aussi des nouveautés, se donnent, à ce moment de l’Histoire, à voir, à lire et à entendre, mais sous couvert de l’extraordinaire, voire de l’hapax. Cette violence révélée par la Révolution Française n’est pourtant pas exceptionnelle, mais relèvent bien plutôt d’une réalité sociale de premier ordre, et pourtant loin d’être flagrante sous la plume des historiens. Cette réflexion sur la conflictualité féminine nous a conduit à envisager plus en avant sur cette réalité sociale.
Abstract
“Female conflictuality during the Ancien Regime" still remains a vast field of study scarcely investigated by researchers. Indeed, works dedicated to female violence mostly envision women's free exercise of violence notwithstanding. Women are subsequently depicted as victims and rarely as actresses of this conflictuality. Moreover, my aim of my research is to trace records of these violent women but also of their witnesses who, through their declarations, offer a way to gain knowledge about these women. But our work on women mustn't eleminate men. It goes without saying, thaht men ought to be taken into account too. Working on violent women amounts to studying Marseillean inhabitants who, through legal procedures regarding female violences, partake in their history, which finally becomes part of History. Consequently, justice becomes an instrument of knowledge (and study) of Marseillean working class, in a different light, that is not only through men's eyes but also though women's. Female violence, revealed and particularly exacerbated by the French revolution , a period of great dissatisfaction but also of great innovations, was often seen at this time as extraordinary, even as a legomenon. Yet this violence, accentuated by the French Revolution, is not exceptional but depicts an important social reality, which was not (at that time) obvious to historians. This reflection on female conflictuality has led us to explore this social reality more deeply.
Riassunto
La conflittualità femminile nell'Antico Regime rimane tuttora un vasto campo di analisi, relativamente poco investito dai ricercatori. Infatti, i lavori dedicati alle violenze femminili sono particolarmente sensibili alle violenze di cui le donne sono oggette a scapito di un riconoscimento a queste del libero esercizio della violenza. Le donne ipso facto sono associate alle vittime e, di rado, alle attrice di tale conflittualità. Inoltre si tratterà di studiare in modo più generale queste donne violente, ma pure i testimoni che costituiscono, con le loro deposizioni, uno dei motori della conoscenza di queste donne. Purtroppo i nostri lavori sulle donne non possono evacuare, al di là, il resto della società dell'Ancien Régime e ovviamente, in primo luogo, gli uomini. Lavorare sulle donne violente significa studiare la popolazione di Marsiglia che, nelle varie fasi delle procedure giudiziarie messe in atto dalle violenze femminili, trova una sua storia che si ricollega con la Storia. E' così che la giustizia diventa uno strumento di conoscenza e di studio delle categorie popolari marsigliesi considerate attraverso il prisma non solo degli uomini, ma pure delle donne. Le violenze femminili rivelate ed inasprite in particolar modo dalla rivoluzione francese, tempo catalizzatore dell'insoddisfazione come pure delle innovazioni sia politiche e sociali che istituzionali, si danno, in quel momento storico preciso, a vedere, leggere ed intendere, ma sotto la veste dello straordinario o dell’invento unico. Questa violenza rivelata dalla rivoluzione francese non risulta però eccezionale, dipende bensì da una realtà sociale di primo ordine, e purtroppo lungi dall'essere ovvia sotto la piuma degli storici. Questa riflessione sulla conflittualità femminile ci ha condotti a meglio delineare questo aspetto della realtà sociale troppo spesso trascurato.
Zusammenfassung
Die Konfliktträchtigkeit der Frauen während des Ancien Régimes bleibt heutzutage ein breites Forschungsfeld, welchem sich die Forscher bisher wenig gewidmet haben. In der Tat beschäftigen sich die Werke über Frauengewalt besonders mit den Gewalttaten, welche die Frauen erlitten haben, während die von Frauen ausgeübte Gewalt wenig anerkannt und vernachlässigt wird. In diesem Sinne bekommen die Frauen meistens die Opferrolle und werden wenig als Protagonistinnen dieses Konfiktverhaltens betrachtet. Darüber hinaus geht es darum, diese gewalttätigen Frauen in einer allgemeinen Sicht zu studieren, aber auch die Zeugen, deren Aussagen einen der Hauptakteure des Wissens über diese Frauen darstellen. Unsere Studien über Frauen können aber den Rest der Gesellschaft des Ancien Régimes nicht vergessen lassen, ganz besonders die Männer. Über gewalttätige Frauen zu forschen, bedeutet logischerweise über Menschen aus Marseille zu forschen, welche eine Geschichte wiederfinden, in der sie den rechtlichen Schritten gehorchen, welche von den Frauengewalttätigkeiten in Gang gesetzt wurden. Infolge dessen wird die Justiz ein Wissens- und Forschungsmittel der Volksschichten aus Marseille: Diese werden diesmal nicht mehr lediglich aus der Sicht der Männer betrachtet, sondern aus der der Frauen. Die weiblichen Gewaltakte, welche während der französischen Revolution - ein Katalysator der Unzufriedenheit aber auch der Erneuerungen - besonders ans Licht gebracht und verschärft wurden, werden zu dieser Zeit der Geschichte äußerst selten, quasi nur außerordentlich gesehen, gelesen und gehört. Diese, von der französischen Revolution in Gang gesetzte Gewalt ist aber nicht außergewöhnlich, sondern ist eher von einer sehr wichtigen sozialen Realität abhängig, welche trotzdem von den Historikern nicht oder wenig behandelt wird. Diese Überlegungen über die Konfliktträchtigkeit der Frauen haben uns dazu gebracht, diese soziale Realität tiefer zu erforschen.
Activités d'enseignement
2005 - 2007 Professeur d'histoire-géographie dans le secondaire. (collège/lycée).
2007 - 2010 Allocataire-Moniteur à l'Université de Provence.
- HIS A06 - TD d'histoire moderne Licence 1
Introduction à l’histoire politique de la France moderne (XVIe-XVIIIe s.). Il s'agit d'amener les étudiants à maîtriser l’histoire d’ un Etat européen dans la longue durée, en cernant les temps de rupture et de continuité, les périodes de crises et de paix, ainsi que des concepts fondamentaux propres à la monarchie française d' Ancien Régime (absolutisme, intendants, parlement, lit de justice, lettres patentes, etc…).
+ Tutorat pour les étudiants en difficulté.
2010-2011 Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherches (A.T.E.R.) en histoire moderne à Aix-Marseille Université (temps complet) :
- HIS A06 - TD d'Histoire Moderne
- HIS A09 - Méthodologie de l'histoire 1
Les séances de méthodologie ont pour objectif d'introduire les étudiants à la pratique concrète du métier d'historien. Il s'agit d'offrir une initiation à la recherche documentaire, à la démarche historique et à la réflexion historiographique. Les séances du premier semestre seront consacrées à l'histoire moderne et contemporaine.
- HIS D02 - Histoire moderne : «Les Empires européens d' Amérique, XVe-XIXe siècles ».
Initiateurs d’un vaste mouvement de colonisation depuis la fin du Moyen Âge, les Européens s’établissent à partir du XVIe siècle sur tous les continents et particulièrement en Amérique. Les établissements coloniaux (territoires, comptoirs, zones d’influence) deviennent des enjeux majeurs dans les rivalités qui opposent les métropoles. Cette présence est source de prospérité, de conflits, de mutations sociales de transformations culturelles et politiques. Ce cours se propose d'examiner et de comparer les changements que les Européens impriment aux sociétés qu'ils rencontrent et, inversement, de comprendre les transformations et les adaptations apportées au "modèle" européen dans les espaces coloniaux américains.
2011-2012 Chargé de cours à Aix-Marseille Université
- His A06 Histoire Moderne L1.
- Enseignant dans le secondaire.
2012-2013 Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherches (A.T.E.R.) à Aix-Marseille Université (I.U.F.M. Temps complet)
Master MEEF ( MÉTIERS DE L'ENSEIGNEMENT, DE L'ÉDUCATION ET DE LA FORMATION)
Culture humaniste. Préparation au concours de Professeur des Ecoles CRPE (Iufm d'Aix en Provence, Marseille et Avignon - Master MEEF, cours & TD :
- UE 13.14
- UE 33
- UE 22-23-24
- UE 44
- Cours d'épistémologie CAPES
ACADEMIC EXPERIENCE
2012-2013 : Assistant Professor (ATER), Aix-Marseille Université - IUFM
2011-2012 : Adjunct Professor, Aix-Marseille Université, modern history.
2010-2011 : Assistant Professor (ATER), Aix-Marseille Université, modern history, political history, religious history, French social studies from the 16th to the 18th centuries, European empires of America.
2007-2010 : Teaching Fellow, Aix-Marseille Université, modern history, political history, religious history, French social studies from the 16th to the 18th centuries.
2007-2009 : Graduate Student Instructor at Aix-Marseille Université.
2005-2007 : Teacher (Secondary school)
Relations/Activités internationales
- Université de Montréal
- Univerza na Primorska (Koper) Science and Research Centre of Koper [Università del Litorale, Centro di Ricerche scientifiche di Capodistria], Slovénie;
- Venezia Università Ca'Foscari
- Membre du séminaire d'Arlette Farge à l'EHESS.
Responsabilités administratives
Représentant des allocataires de recherche de TELEMME. (2007-2009).
Organisateur des Journées Jeunes Chercheurs de TELEMME. (2007-2009).
Responsabilité de revues, sites, associations...
Membre du comité de lecture de la revue Tracés (ENS).
2013
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Christophe Regina, «Se délivrer soi-même de la vie. Confession d'un suicidé marseillais au siècle des Lumières», Rives méditerranéennes, n° 44, UMR 6570 Telemme / MMSH, Aix-en-Provence, 2013, p. 107-123
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Regina Christophe, «Les influences du judiciaire sur le travail de l'écriture et du champ littéraire d'après l'oeuvre de Dame Cornet (Marseille seconde moitié du XVIIIe siècle), L'"indivision des savoirs" en question (XVIe-XVIIIe siècle), Fanny Nepotes (dir.), Toulouse, Presses Universitaires du Mirail», Littératures, n° 67/2012, 2013, p. 133-153
2012
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Christophe Regina, «Du rituel verbal au rituel judiciaire. L’injure et les femmes à Marseille au XVIIIe siècle», in Lucien Faggion, Laure Verdon (dir.) (dir.), Rite, justice et pouvoirs. France-Italie XIVe-XIXe siècle, Presses Universitaires deProvence, Aix-en-Provence, 2012, p. 247-253
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Regina Christophe, «De la sphère privée à la sphère publique. Un scandale à Marseille au siècle des Lumières», in Agnès Walch (dir.), La médiatisation de la vie priée XVe - XXe siècle, Artois Presses Université, Arras, 2012, p. 177-192
-
Regina Christophe, «Le corps mis en scène à Marseille au siècle des Lumières : stratégies sociales, rhétorique corporelle et justice», in Mickaël Bouffard, Jean-Alexandre Perras et Érika Wicky (dir.) (dir.), Le corps dans l’Histoire et les histoires du corps, précédé d"Entretiens avec Georges Vigarello", Presses de l’Université Laval, Québec, 2012, p. 44-60
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Christophe Regina, compte-rendu de Martine CHARAGEAT, La délinquance matrimoniale. Couples en conflit et justice en Aragon (XVe-XVIe siècle), Paris, Publications de la Sorbonne, 2011, 350 p., avant-propos de Claude Gauvard., dans Annales de démographie historique, n° 2012 n°1, 2012, p. 249-252
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Christophe Regina, compte-rendu de Michel NASSIET, La violence, une histoire sociale : France XVIe - XVIIIe siècle, Seyssel, Champ Vallon, 2011, 377 p., dans Annales de démographie historique, n° 2011-2, 2012, p. 290-293
2011
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Regina Christophe, «Cachez ces meurtrières que nous ne saurions voir !», Les Grands dossiers des Sciences humaines, vol. 25 "Affaires criminelles", Editions Sciences humaines, Paris, 2011, p. 58-59
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Regina Christophe, «Discorso normativo e normatività del discorso. La testimonianza a Marsiglia nella seconda metà del settecento : una faccenda di donne ?», Acta Histriae, n° 19 2011 1-2, 2011, p. 118-130
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Regina Christophe, «Violence des femmes, un tabou social ?», in Véronique Bedin & Jean-François Dortier (dir.), Violence(e)s et société aujourd'hui, Sciences Humaines Editions, Auxerre, 2011, p. 39-43
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Regina Christophe, La violence des femmes. Histoire d'un tabou social, Max Milo Editions, Paris, 2011, 316 pages
-
Regina Christophe, Interview dans le magazine Le courrier de l'Atlas de Juin 2011. Propos recueillis par Yann Barte., Le mythe de la nature féminine, un frein à l'égalité, Le courrier de l'Atlas, Paris, p. 88-89
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Regina Christophe, Notice biographique Jean de Cabanes, Écrivains juristes et juristes écrivains du Moyen-Âge au siècle des Lumières, Dictionnaire dirigé par Bruno Méniel, Éditions Klincksieck, Paris, 600 pages
-
Regina Christophe, Revue electronique, La violence des femmes, un tabou social., Le cercle psy, Auxerre, 3 pages, [texte intégral : http://le-cercle-psy.scienceshumaines.com/christophe-regina--la-violence-des-femmes-2c-un-tabou-social_sh_26929]
2010
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Regina Christophe, «L'intrusion de la justice au sein des foyers. La violence conjugale jugée devant la Sénéchaussée de Marseille au siècle des Lumières.», Annales de démographie historique, n° 2009/2 (n° 118), 2010, p. 53-75, [texte intégral : http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=ADH_118_0053]
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Faggion Lucien, Regina Christophe, «La violence. Le mot, le geste, l'image», in Lucien Faggion, Christophe Regina (dir.), La violence. Regards croisés sur une réalité plurielle, CNRS Éditions, Paris, 2010, p. 13-51
-
Regina Christophe, «L’infanticide au siècle des Lumières à Marseille. Une affaire de femmes ?», in Lucien Faggion, Christophe Regina (dir.), La violence. Regards croisés sur une réalité plurielle, CNRS éditions, Paris, 2010, p. 285-312
-
Regina Christophe, «La créativité perverse : la Sœur Marie-Thérèse de la Croix, abbesse du refuge d’Aix, et Jean de Cabanes», in Lucien Faggion, Christophe Regina (dir.), La violence. Regards croisés sur une réalité plurielle, CNRS éditions, Paris, 2010, p. 331-348
-
Regina Christophe, «Voisinage, violence et féminité : contrôle et régulation des moeurs au siècle des Lumières à Marseille», in Judith Rainhorn & Didier Terrier (dir.), Etranges voisins. Altérité et relation de proximité dans la ville depuis le XVIIIe siècle, Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2010, p. 212-235
-
Faggion Lucien, Regina Christophe (dir.), La violence. Regards croisés sur une réalité plurielle, CNRS Éditions , Paris, 2010, 653 pages
-
Regina Christophe, «Entre oubli et renaissance. Destinée d’un poète parlementaire aixois Jean de Cabanes », in Fédération historique de Provence (dir.), Les traces mémorielles en Povence. Permanences, effacements, réactivations, Provence historique, n°Tome 60 Fascicule 240 Avril-Juin 2010, Fédération Historique de Provence, Marseille, 2010, p. 135-146
2009
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Regina Christophe, «Élites, secrets de famille et publicité à Marseille au XVIIIe siècle », Rives méditerranéennes, n° 32-33, UMR 6570 Telemme / MMSH, Aix-en-Provence, 2009, p. 45-67
-
Gardy Philippe, Regina Christophe (dir.), Lucifer au couvent. La femme criminelle et l’institution du Refuge au siècle des Lumières, Presses Universitaires de la Méditerranée, Montpellier, 2009, 200 pages
-
Regina Christophe, «Private Sphere and Public Sphere, Economic Issues and the Judicial Arena: Women and Adultery in Marseilles during the Eighteenth Century», in Donna F. Ryan, April Shelford (dir.), Proceedings of the Western Society for French History, University of Michigan University Library , University of Michigan University, 2009, p. 117-134
Participation aux groupes
Participation aux manifestations locales
Organisation de :
Interventions :
- Séduire, jouir et punir. Les rapts de séduction à Marseille au siècle des Lumières, pratiques et enjeux
Christophe Regina, Telemme (dir. Martine Lapied) De la Révolution, de l’opéra et des femmes : pratiques et représentations (XVIIe-XIXe s.) | Wed 31 Mar 10
- Les influences du judiciaire sur le travail de l’écriture et du champ littéraire d'après l'oeuvre de Dame Cornet (Marseille, seconde moitié du XVIIIe siècle)
Christophe Regina, Telemme Justice, droits, écritures | Fri 19 Jun 09
- Se délivrer soi-même de la vie. Confession d’un suicidé marseillais au siècle des Lumières
Christophe Regina, UMR Telemme Écriture, souffrance, trouble(s) de soi | Fri 05 Jun 09
- Présentation de la journée
Christophe REGINA, TELEMME Journée Jeunes Chercheurs | Wed 15 Apr 09
- Voisinage, violence et féminité : contrôle et régulation des mœurs au siècle des Lumières à
Marseille
Christophe REGINA,Telemme Normes, violences, régulation | Wed 11 Feb 09
- Présentation de la journée
Christophe Regina La violence dans tous ses états (Journée "jeunes chercheurs") | Wed 17 Dec 08
- L’infanticide au siècle des Lumières à Marseille. Une affaire de femmes ?
Christophe Regina, 2e année (dir. M. Lapied, Telemme) La violence dans tous ses états (Journée "jeunes chercheurs") | Wed 17 Dec 08
- La conflictualité féminine à Marseille au XVIIIe siècle
Christophe RÉGINA, allocataire-moniteur à l’Université de Provence, thèse avec Martine Lapied,TELEMME Les femmes dans les chantiers historiques actuels : état de recherches de doctorants | Wed 23 Apr 08
- Mise en scène des corps et mise en mots des maux. Les expressions des violences féminines sur la scène judiciaire de la Sénéchaussée de Marseille au XVIIIe siècle
Christophe Regina, UMR TELEMME Rites et cérémonies de la justice (XIe-XVIIIe siècle) | Fri 21 Mar 08
Participation aux manifestations externes
- Thu 21 Nov 13| Colloque
Crime, women and sexuality in Marseille in the 18th century.,
Annual Conference of the Social Science History Association Chicago,
Marion Pluskota & Manon van der Heijden, University of Leiden, The Netherlands, Chicago
The organizers of the Session Crime and Gender 1500-1900: New Perspectives in the Criminal Justice/Legal History Network, invite proposals for papers to be presented at the Annual Conference of the Social Science History Association in Chicago.
The Criminal Justice/Legal History Network is part of the Social Science History Association (SSHA) and the European Social Science History Conference (ESSHC). It aims at encouraging muyltidisciplinary aaproach between Historians, sociologists, economists, criminologists, geographers, lawyers, and other academics and independent scholars who are interested in the history of crime, policing and the law. Members include both scholars focusing on statistics and those exploring the meanings of historical developments.
We are looking for papers that present new perspectives on crime and gender between 1500 and 1900. We are particularly interested in broad questions regarding recorded male and female crime in a historical, global, comparative or long term perspective.
- Mon 27 May 13| Colloque
La guerre du genre n’aura pas lieu : masculin et féminin face à la justice criminelle de la sénéchaussée de Marseille.,
Maschile e femminile nel Settecento,
Società italiana di studi sul secolo XVIII, Torre Marina, a Marina di Massa
Les archives criminelles des sénéchaussées et autres bailliages sont extrêmement intéressantes pour interroger les rapports de genre. Moins investies que les archives produites par la justice civile, les archives criminelles proposent à l’étude des rapports de genre de multiples objets de réflexions et des perspectives nouvelles. S'il semble aujourd'hui difficile de dissocier les clichés qui caractérisent les sexes, renvoyant le masculin au dominant et le féminin au dominé, les archives judiciaires du XVIIIe siècle permettent quelque peu de nuancer une telle situation.
Que peuvent nous dire les épreuves du quotidien confiées à l’arbitraire des juges auxquels revient la tâche de qualifier le crime et d’en définir la sanction ? Le bourreau des femmes est-il masculin ? Les affaires criminelles soulignent-elles l’opposition des sexes ? C’est ce que nous nous proposerons de discuter en nous appuyant sur les analyses et les résultats issus de la thèse que j’ai récemment soutenue sur le rapport des femmes à la violence à Marseille au XVIIIe siècle.
Il s’agira tout d’abord de qualifier les formes d’oppositions entre les sexes, d’en apprécier les occasions et la fréquence, afin de répondre à la question proposée par le titre de la communication : la guerre des sexes a t-elle eu lieu ? Comment le genre se construit-il et s’exprime-t-il dans la violence et le conflit ? Quels enjeux et quelles pratiques de la justice émergent alors ? Le masculin et le féminin sont-ils ennemis ?
Pour répondre à ces nombreuses questions, différentes formes de crimes permettant la rencontre litigieuse des sexes seront étudiées : violences conjugales, adultère, infanticides et rapts de séduction qui tous, à leur manière, racontent les rapports de genre.
- Fri 12 Apr 13| Journée d'étude
Co-organisateur du Workshop,
Justice, littérature et écriture. Du récit judiciaire au récit littéraire en Europe,
Christophe Regina, Lucien Faggion, Antoine Marie Graziani, Université de Corté
- Sat 06 Apr 13| Conférence
Le rapport des femmes à la violence à Marseille au XVIIIe siècle,
Assemblée générale de la SIEFAR (Société Internationale pour l'Etude des Femmes de l'Ancien Régime),
SIEFAR - Université de Columbia, Paris
- Thu 21 Mar 13| Conférence
Penser la violence des femmes à la lumière du genre,
Genre et histoire : parcours,
Dipartimento di Discipline Storiche Geografiche e Antropologiche di Bologna della Facoltà di Lettere e Filosofia, Bologne
- Mon 11 Mar 13| Colloque
Transgressions et prostitution à Aix en Provence au XVIIIe siècle : enjeux et pratiques,
Transgression,
Martine Yvernaut Université de Limoges, Limoges
- Tue 12 Feb 13| Colloque
Dénoncer les symboles de l’infamie judicaire à Marseille au XVIIIe siècle. ,
Les juridictions locales et les justiciables (XIVe-XVIIIe siècles) La proximité judiciaire, entre institution et pratiques sociales,
Françoise Hildesheimer Université Paris I - Panthéon Sorbonne, Archives Nationales, Marie Houllemare CHSSC, Université de Picardie Jules Verne, Diane Roussel CERHIC, Université de Reims Champagne Ardenne, Olivier Descamps (CEHJ-IDH (UMR 7184) Université Panthéon-Assas), Amiens
Cette journée d’études correspond au désir de faire dialoguer deux traditions historiographiques de l’étude de la justice aux époques médiévale et moderne. La première porte sur l’histoire des grandes institutions royales que sont les parlements ; la seconde interroge l’investissement des tribunaux locaux par les particuliers, bien souvent à travers l’étude des justices seigneuriales. L’analyse des pratiques ordinaires des tribunaux locaux et des relations qui s’établissent entre la société et l’institution permet de renouveler les perspectives afin d’articuler histoire institutionnelle et histoire sociale de la justice. Par ailleurs, si on connaît assez bien les « officiers moyens » qui peuplent les échelons intermédiaires de la justice, particulièrement les présidiaux, l’activité des tribunaux royaux inférieurs reste encore peu étudiée, de même que les liens qui unissent les différents degrés de la hiérarchie judiciaire.
C’est pourquoi cette rencontre cherche à réunir historiens et historiens du droit, médiévistes et modernistes, afin de s’interroger sur la présence de la justice – ecclésiastique, seigneuriale, royale – auprès des justiciables et sur la manière dont ces derniers la mobilisent. Instrument de l’affirmation du monopole de la violence, justice de proximité : comment les institutions judiciaires se donnent-elles à voir ? Comment les justiciables les perçoivent-elles ?
On pourra envisager tout d'abord l'encadrement inégal de la société par ces institutions, selon les lieux et les moments : la justice s'exerce différemment dans une ville siège de parlement, dans un petit centre urbain, dans une zone frontalière, coloniale ou de confins. Peuvent aussi être considérés les dispositifs qui rendent visible la justice au plus grand nombre, comme les Grands Jours, le spectacle punitif, les placards ou affiches, ou même la création de nouvelles juridictions. De même, tous les signes de l’investissement des juridictions par les justiciables sont susceptibles d’être scrutés, qu’il s’agisse du discours sur la « chicane » ou du suivi d’affaires sur plusieurs générations ou devant plusieurs juridictions (tant successivement que concurremment). Enfin, peuvent être abordées les transformations de la procédure, la modification des compétences ou des modalités d’intervention des juridictions, ainsi que leur mise en concurrence.
- Fri 08 Feb 13| Séminaire
La discorde conjugale : adultères et mauvais traitements à Marseille au 18e siècle.,
Histoire de la famille, Centre R. Mousnier, Université Paris IV Sorbonne,
Vincent Gourdon, Jean-Pierre Bardet, Cyril Grange, François-Joseph Ruggiu, Paris
- Thu 06 Dec 12| Interview media
L'historien et la question des hommes battus ,
Emission : Service Public ,
France Inter émission de Guillaume Erner (10h-11h), Paris
- Fri 16 Nov 12| Journée d'étude
La souveraineté domestique à l’épreuve des litiges conjugaux à Marseille au XVIIIe siècle,
Famille(s) et pouvoir(s). Regards croisés : Antiquité romaine - époque moderne ,
Pléiade, U. Paris-13, PRES Sorbonne Paris Cité, Fondation MSH-Paris) Organisée par Sabine Armani (U. Paris-13), Julie Doyon (U. Paris-13), Thierry Rentet (U. Paris-13) , Paris
- Sat 06 Oct 12| Conférence
Femmes, sexe et Justice au 18° siècle,
Congrès annuel de l'association des Amis du Vieil Istres , ,
L'association des Amis du Vieil Istres, Istres
- Sun 17 Jun 12| Table-ronde
Les femmes mythiques, femmes violentes ?,
Figures mythologiques au féminin, quel message pour les femmes d’aujourd’hui ?,
UP de Caen, Lion sur Mer
- Tue 29 May 12| Colloque
Histoire et violence des femmes,
Délinquance sexuelle au féminin,
Walter Albardier CRIAVS, Toulouse
- Fri 06 Apr 12| Séminaire
"Femmes, violences et société : les femmes devant de la sénéchaussée de Marseille (1750-1789)",
Séminaire de l'Observatoire Régional de la Délinquance et des Contextes Sociaux (ORDCS),
Laurent Mucchielli, Aix-en-Provence
- Thu 22 Mar 12| Colloque
From Royal to Revolutionary Justice through Libels in a Marital War in Marseilles (1770-1795) ,
58e colloque international organisé par la Society for French Historical Studies,
Society for French Historical Studies, Los Angeles, Université de Californie du Sud, Los Angeles
- Mon 05 Mar 12| Interview media
Interview dans le cadre de la journée mondiale de la femme,
Radiolab,
Radio Grenouille 88.8 FM, Marseille
- Fri 03 Feb 12| Colloque
Histoire et violence féminine, entre malaise et silences,
Les violences sexuelles au féminin,
CRIVAS (Centres de Ressources pour les Intervenants auprès des Auteurs de Violences Sexuelles) Centre ressource Claude Balier, Grenoble
- Thu 26 Jan 12| Journée d'étude
Présentation de la journée,
Première journée très jeunes chercheurs/masterants d'histoire : L'histoire et sa méthode : la conception des étudiants-chercheurs,
Romain Facchini - Laurent Rzepala, Aix-en-Provence de 9h à 17h salle de réunion de TE
- Thu 19 Jan 12| Séminaire
Appréhender la violence grâce aux archives judiciaires d'Ancien Régime : les fonds de la sénéchaussée de Marseille 1750-1790, un observatoire de la litigiosité quotidienne ?,
Séminaire doctoral d'histoire de Marseille,
Julien Puget , EHESS MARSEILLE
- Thu 24 Nov 11| Colloque
Les usages de la communication. Le Consul des Marchands de Venise et la République de Gênes entre 1730 et 1740 environ ,
Les consuls en Méditerranée: agents d'information et de contre-information (XVIe-XXIe siècle) ,
Silvia Marzagalli, Université de Nice, NAVIGOCORPUS, NICE
- Thu 15 Sep 11| Colloque
Responsable de l'atelier : Honneur familial et sexualité (XVIe-XVIIIe siècles),
Histoire de la parentalité à l’époque moderne et contemporaine,
Société de Démographie Historique (SDH) En association avec la Société italienne de Démographie Historique (SiDes), et avec le soutien de l’INED, Paris
Comité d’organisation : Guido Alfani (Bocconi, Milan), Fabrice Boudjaaba (CNRS), Vincent Gourdon (CNRS), Anne-Françoise Praz (Fribourg) et Marion Trévisi (Amiens).
- Mon 30 May 11| Interview media
Radio Chalom Nitsan 89.3 MHz/FM dans l’émission “Pause Littéraire” (10h à 10h30).,
Pause Littéraire Interview autour du livre La violence des Femmes. Histoire d'un tabou social (podcast disponible sur le site de la radio),
Jean-Jacques Biton, Nice
- Wed 23 Mar 11| Table-ronde
Rencontre-Débat à partir de 18h00,
La violence des femmes. Histoire d'un tabou social, publié chez Max Milo Editions,
Librairie Goulard, Aix en Provence
- Wed 23 Mar 11| Interview media
Interviewé par le journal La Provence,
L'historien face à la violence des femmes,
Severine Pardini, Aix en Provence
- Thu 17 Mar 11| Conférence
Du mot au geste, la violence des femmes au 18e siècle.,
Séminaire de Yannick Ripa,
Yannick Ripa et Christophe Regina, Paris
Présentation destinée aux doctorants et aux étudiants de master de Paris VIII. Je présenterai mes recherches, mon travail ainsi que mon dernier ouvrage publié chez Max Milo : La violence des femmes. Histoire d'un tabou social.
- Fri 04 Mar 11| Interview media
Diffusion de l'émission sur la chaîne Public Sénat à 22h,
Bilbliothèque Médicis - Présentation du livre, La violence des femmes.,
Jean-Pierre Elkkabach, Paris
L’émission aura pour invités :
- Nicolas GRIMALDI « Les Métamorphoses de l’amour » (Grasset)
- Christophe REGINA « La violence des femmes » (Ed Max Milo)
- Tatiana de ROSNAY « Rose » (Ed Héloïse d’Ormesson)
- Caroline de MARGERIE « American Lady, une reporter en gants blancs » (Ed R Laffont)
- André BURGUIERE « Le mariage et l’amour, en France, de la Renaissance à la Révolution » (Seuil)
- Tue 22 Feb 11| Interview media
Présentation du livre : La violence des femmes. Histoire d'un tabou social.,
Bibliothèque Médicis sur la chaîne parlementaire Public Sénat.,
Jean-Pierre Elkabbach, Paris
Présentation et débats autour de l'essai : La violence des femmes. Histoire d'un tabou social, sur invitation de Jean-Pierre Elkabbach. ( Emission Bibliothèque Médicis sur la chaîne parlementaire Public Sénat.). Enregistrement le 22 février, diffusion le 27 février 2011.
- Fri 14 Jan 11| Colloque
Présentation de la 3e sessions : Travail, droits, avec Francesca Arena et Carmen Suarez Suarez,
La maternité à l'épreuve du genre.,
DEMETER - Yvonne Knibiehler et Francesca Arena, Aix-en-Provence
- Sat 04 Dec 10| Journée d'étude
La vie citoyenne à l’épreuve de la rumeur : activité fielleuse et langues de vipère à Marseille dans la seconde moitié du 18e siècle,
Penser l’identité citoyenne de l’Antiquité jusqu’aux Lumières,
Céline Borello et Airton Pollini , Mulhouse
Antoine Furetière dans son dictionnaire s’accordait à définir le citoyen comme « un habitant d’une ville. (…) Ce mot vient du latin Citoyen, se dit aussi de ceux qui jouissent des privilèges d’une ville, qui ont acquis droit de
bourgeoisie, encore qu’ils habitent ailleurs ». Sous l’Ancien Régime, la notion de citoyenneté renvoie dans un premier temps à la vie urbaine et dans un second aux privilèges dont certains habitants pouvaient jouir. Très rapidement émerge une dichotomie entre l’espace urbain qui rassemble sans distinctions aucunes ceux et celles qui le peuplent, et les ayants droits. La citoyenneté sous l’Ancien Régime est donc duale, entité géographique mais aussi espace public et politique. Tout au long du XVIII cette dualité inconfortable dans laquelle les habitants des villes se trouvent. La pensée de Hobbes ou de Pufendorf est relayée par Rousseau et bien d’autres au siècle des Lumières. Il s’agit alors d’envisager tous les moyens susceptibles de rendre le citoyen meilleur afin d’en faire un pourvoyeur du bonheur collectif dans la cité. Il y a sous la plume des différents penseurs une volonté de dessiner le portrait idéal du parfait citoyen, vertueux et dévoué à sa ville. Réfléchir à la notion de citoyenneté sous l’Ancien Régime c’est donc considérer à la fois l’espace dans lequel le citoyen se meut, mais encore les droits et privilèges que cette vie urbaine peut produire et induire. Il faut cependant tenter de dépasser cette approche en la conservant toutefois comme ligne directrice d’une réflexion plus large du citoyen et de la citoyenne. Si la ville est source de citoyenneté et de droits, quant est-il de son rapport aux sexes ? Citoyens et citoyennes investissent-ils de la même manière l’espace urbain ? Si l’inscription politique des femmes dans la ville est réduite à la portion congrue, la place des femmes dans la cité est en revanche essentielle. En effet, l’activité féminine contribue à dynamiser la sociabilité urbaine et partant l’espace urbain. Si la participation officielle à la vie consulaire, sauf cas particuliers, est étrangère au Sexe, elles n’en demeurent pas moins d’officieux protagonistes. Cette activité féminine multiscalaire ne saurait être épuisée dans le cadre d’une seule communication.Nous nous proposons donc d’arrêter notre attention sur une réalité importante et structurante de l’espace urbain et de la vie des citoyens : la rumeur. Main invisible et aux effets pourtant réels, la rumeur est redoutée tout autant que recherchée. Redoutée parce qu’elle menace en permanence le lien social et recherchée parce que toujours divertissante. Source de tensions, de litiges et de conflits, ses effets dévastateurs s’observent sur le devant de la scène judiciaire à laquelle est confié le soin de la faire taire. Les femmes jouent un rôle de première importance dans la structuration des réseaux de sociabilités desquels peuvent d’ailleurs découler l’organisation de l’espace urbain. Afin de tenter de considérer l’activité féminine dans la diffusion et le relais des rumeurs, nous utiliserons les fonds criminels de la sénéchaussée de Marseille, i
- Fri 22 Oct 10| Colloque
: De la sphère privée à la sphère publique. Un scandale à Marseille au siècle des Lumières.,
La médiatisation de la vie privée (XVe-XXe siècle),
Agnès Walch, Arras
Les archives au criminel de la Sénéchaussée de Marseille constituent pour tout historien désireux de connaître la vie quotidienne d’Ancien Régime des sources de première importance. En effet, c’est devant cette justice intermédiaire que se règlent les litiges du quotidien et les tensions les plus immédiates. Si la sénéchaussée est une institution judiciaire, elle est avant tout un prolongement de l’espace public. La sénéchaussée n’est pas en théorie compétente pour juger tous les délits ; pourtant, en pratique, elle est amenée à intervenir dans presque tous les domaines.
Parmi les délits poursuivis, ceux ayant trait aux mœurs tiennent une place de premier choix. Dans une société qui se fonde sur la fama (ou bonne réputation), il est impératif pour préserver son appartenance à la société des voisins, d’observer la norme tacite qui régit la vie en communauté. L’intimité, inexistante sous l’Ancien Régime, doit se conformer, vaille que vaille, à cette main invisible qui régule et contrôle la sociabilité de voisinage. Le passage en justice constitue un temps de rupture du consensus qui autorisait une cohabitation à peu près sereine. L’intrusion du judiciaire dans la sphère privée permet de mettre au jour non seulement l’absence d’intimité, mais aussi de souligner avec quelle importance les uns vivent avec les autres au moment de la rupture du lien social. Tout se sait, s’entend, se voit dans le quartier.
Afin d’appréhender à la fois cette sociabilité spécifique et les mécanismes de circulation des informations dans l’espace urbain, nous nous proposons d’étudier un procès qui impliqua des membres de l’élite marseillaise. Véritable guerre conjugale, ce conflit opposa un consul vénitien à son épouse qu’il accusa d’être adultère, à quoi l’épouse répondit en l’accusant de la maltraiter et de vouloir la spolier de ses biens. La qualité sociale des partis et l’importance des réseaux (parentés, amis, voisins, hommes de loi) qui les soutiennent respectivement, donnent à cette affaire un tournant inattendu, quitte la sphère privée, dépasse la sphère publique et s’étend au-delà de la ville de Marseille, puisque, à grand renfort de libelles diffamatoires interposés, l’affaire est connue dans l’arrière pays provençal. D’une durée de plus de trente ans, riche en rebondissements et en coups de théâtre, ce procès permet de comprendre et d’analyser de quelles manières l’information circule, notamment grâce aux témoignages, qui sont d’abord des vecteurs oraux, ensuite par le biais de l’écrit, et transfert un savoir à un autre. Dans une société fondée sur l’oralité, ainsi que sur la vue et l’ouïe, l’ensemble des sens sont sollicités pour dire ou faire dire le scandale, l’émotion, la transgression et révéler les secrets au grand jour : aussi s’impose-t-elle, déjà à l’époque, auprès des habitants de la cité phocéenne, la volonté de faire savoir, une volonté qui n’a rien &ag
- Thu 17 Jun 10| Colloque
Femmes, naissances illégitimes et expositions de grossesse à Marseille au siècle des Lumières.,
Las mujeres como agentes de cambio demografico, economico y social (siglos XVI-XIX),
José Antonio Salas Auséns (Universidad de Zaragoza) et Maria José Vilalta (Universitat de Lleida), San Miguel (Açores)
Si les registres paroissiaux constituent un outil essentiel à l’étude des fluctuations démographiques sous l’Ancien Régime, ils ne sont pas les seuls outils que se doit d’utiliser l’historien. Les informations fournies par ces registres sont, au final, très sommaires. En effet ils ne permettent pas d’apprécier les conditions de l’enfantement et la grande majorité des naissances illégitimes leurs échappent. Pour connaître et étudier une partie de ces naissances illégitimes, il faut se tourner vers d’autres sources. L’exposition de grossesse, pratique obligatoire en France depuis le règne d’Henri II, permet de mettre en lumière une nativité parallèle et amorale aux yeux de l’Eglise, de la Justice et de la société. Toute fille enceinte hors mariage se soit de déclarer aux autorités le fruit de ses irrégularités sous peine de sanction. Les expositions de grossesses donnent une série de détails qui ne figurent pas dans les registres paroissiaux, détails sur les conditions de l’enfantement et sur la situation des femmes qui sont tombées enceintes hors mariage. L’objet de notre communication sera donc, en nous fondant sur de 100 cas d’expositions de grossesse, d’étudier la réalité d’une nativité parallèle et condamnée. Au-delà, il s’agira de considérer l’ensemble des différentes informations que ces actes officiels peuvent livrer, ainsi que d’envisager la discrète trahison des amours contrariés dont les femmes font souvent l’objet.
- Fri 28 May 10| Journée d'étude
Influences et connivences du littéraire sur le judiciaire.,
Littérature et droit,
Philippe Chométy & Fanny Népote-Desmarres, TOULOUSE
- Fri 23 Oct 09| Colloque
“Sphère privée, espace public, enjeux économiques et scène judiciaire. Les femmes et l’adultère à Marseille au Siècle des Lumières”,
THE WESTERN SOCIETY for FRENCH HISTORY ,
Whitney Walton , Boulder, Colorado
- Thu 24 Sep 09| Colloque
Discours normatif et normativité du discours. Le témoignage sous l’Ancien Régime à Marseille dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : une affaire de femmes ?,
Testimoni e testimonianze del passato,
Claudio Povolo, Koper, Università del Litorale, Centro di ricerche
- Fri 06 Mar 09| Colloque
La mise en scène des corps jugée par la sénéchaussée de Marseille au siècle des Lumières,
Le corps dans l’histoire & les histoires du corps,
Mickaël Bouffard, Montréal
www.colloque17-18.ca
L’intérêt porté au corps par les historiens revêt des formes multiples et s’exprime travers le
développement de champs de recherche aussi variés que l’histoire de l’anatomie, du geste et
de sa rhétorique, des civilités, de la danse, du vêtement, des sens et des perceptions, de
l’expression des passions, de la voix chantée, des croyances religieuses… L’observation et
l’analyse du lien métonymique tressé entre le corps et le monde aux dix-septième et dix-huitième
siècles permet à l’historien de mieux cerner les représentations culturelles – voire les obsessions
ou les préoccupations – entourant alors le corps, mais instaure dans un même temps un rapport
intime entre l’historien et sa période d’étude. Ainsi, l’anachronisme inhérent à la pratique
historienne implique le risque que l’on investisse le corps de valeurs actuelles au moment même
où on se donne pour tâche d’étudier les valeurs dont il est historiquement investi.
L’objectif de ce colloque sera donc d’aborder la question du corps d’un point de vue
conjointement historique et historiographique. On y interrogera notamment les enjeux
d’une appellation aussi unificatrice que « l’histoire du corps », mais aussi la pertinence des
apports de la sociologie et de l’anthropologie du corps. Pour cette raison, les
communications attendues devront intégrer une réflexion sur la pratique de l’histoire du corps
qu’elles présentent.
- Wed 18 Feb 09| Séminaire
La voix des femmes dans l’archives au XVIIIe siècle ,
Séminaire d'Arlette Farge,
Arlette Farge, Paris EHESS
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