Thèse de doctorat : Sciences historiques et Humanités

Guillaume Vieira

a soutenu sa thèse le vendredi 22 novembre 2013 sous la direction de Jean-Marie Guillon.

Sujet
La répression allemande à Marseille et dans la région de 1942 à 1944
Membres du Jury
Jean-Marie Guillon, Jacqueline Sainclivier, Laurent Douzou, François Heilbronn, Philippe Mioche
Mention
Très honorable avec félicitations
Mots clés
Résumé

La répression allemande à Marseille et dans sa région de 1942 à 1944

Présentation générale de la recherche :  

La présente étude s’attache à analyser les différents services de répression mis en place par les Allemands à partir de l’occupation de la Zone Sud en novembre 1942 et en particulier l’Einsatzkommando de Marseille qui rayonnait sur l’ensemble de la région provençale.

Le problème qui fait l’objet de cette recherche : 

Les services de répression allemands présents  à Marseille de 1942 à 1944 n’ont pas encore fait l’objet d’une étude approfondie. La recherche entreprise sur les services de répression allemands à Marseille permet de combler une lacune historiographique sur l’appareil policier allemand présent en France durant l’Occupation[1]. Paradoxalement, l’image terrifiante des services allemands et de leurs actions reste conservée dans la mémoire collective sous le nom de « Gestapo » (Geheim Staatspolizei, police secrète d’Etat). Ce terme utilisé à l’époque par les protagonistes et transmis depuis est devenu le « nom générique » pour les désigner. Mais derrière ce nom se cache une grande diversité d’organisations dont la « Gestapo » proprement dite n’est qu’une entité.Notre travail identifiera les nombreux services constituant l’appareil policier allemand, entre autres, la Sipo-SD (Sicherheitspolzei-Sicheitsdiens, police de sécurité – service de sûreté SS), le Sonderkommando-AS (section spéciale Armée Secrète), l’Abwher (services secrets de l’armée allemande) et tous les services de police allemande constitués d’auxiliaires français.L’analyse fine de cet appareil cherchera à mettre en lumière les modes d’organisation et de fonctionnement de ces derniers et ses liens avec les autres acteurs de la répression (PPF, Milice, OVRA, police et gendarmerie françaises, etc.). Une analyse sociale des hommes au service de cet appareil répressif au moyen d’études sérielles sera effectuée. Une chronologie des actions entreprises et effectuées par ces services sera établie et mise en relation avec les actions de la Résistance. Cette étude comprendra également une analyse des actions répressives entreprises à l’encontre de la population en général (actions à caractère antisémite et raciste, rafles, chasse aux réfractaires du STO…). 
 

[1] Ouvrage fondamental sur le sujet, DELARUE Jacques, Histoire de la Gestapo, Librairie Arthème Fayard, 1962. Et parmi les articles pionniers, IMANN-GIGANDET Georges, « La « carlingue » de la rue Paradis », dossier « la région de Marseille » in La gestapo en France, tome n° : 2, Historia hors série n° : 27, Librairie Jules Taillandier, Paris, 1972, pp. 16-26. , et AZIZE Philippe, « la Gestapo française à Marseille », in Au service de l’ennemi, la Gestapo française en province 1940-1944, Librairie Arthème Fayard, 1972, chapitre n° : 3, pp. 106-186.

Abstract